Que doit-on attendre de la rencontre de Moscou ?

Hier c’est ouvert les discussions inter-syriennes en présence de Bachar Jaafari ambassadeur de Syrie auprès de l’ONU, de Staffan de Mistura envoyé spécial de l’ONU en Syrie  et une trentaine d’opposants, afin de trouver une solution politique au conflit qui ravage le pays depuis 4 ans.

Nous ne doutons pas que Bachar Jaafari soit mandaté par le gouvernement Syrien pour mener les négociations, mais qui mandate les opposants ? Qu’elle est leur assise politique en Syrie, qui parmi les groupes extrémistes qui sème la terreur et la désolation dans tout le pays est prêt à déposer les armes pour cesser de torturer la population.

Depuis dimanche, à Damas une centaine de missiles antichars TOW, et des roquettes sont tombés sur la ville tuant plus de 15 personnes et en blessant plus de quatre vingt, parmi eux beaucoup d’enfants.

Bien sur qu’il faut discuter avec l’opposition, le dialogue a toujours été  accepté par le gouvernement syrien, mais la dernière rencontre qui a eu lieu à Géneve a été un échec du fait de l’intransigeance d’une partie de  l’opposition (le CNS reconnu par les occidentaux comme seule véritable opposition) à demander le départ du président Bachar al-Assad comme préalable à toutes négociations.

Le sang de plus de 200 000 syriens n’a pas encore abreuvé leur soif de vengeance, et n’a pas suffit aux occidentaux pour cesser leur soutien inconditionnel à cette « rébellion ».

Depuis Genève, les choses changent sur le terrain. Il est vrais que la population Syrienne n’a pas lâché son gouvernement ni son armée,  par contre, la politique de réconciliation nationale porte ses fruits malgré tout.
L’ASL formée de différentes brigades se délite et n’existe plus sur le terrain, si elle a existé un jour. Chaque jour des brigades rejoignent soit L’EIL soit Al-Nosra suivant leur emplacement dans le pays avec armes et bagages fournis par l’occident. Dévoilant jour après jour leur véritable nature aux occidentaux. Car pour nous qui somme hélas touché par cette guerre depuis le premier jour, nous n’avons jamais douté de leur véritable idéologie aussi sectaire que sanguinaire.
Les pays voisins de la Syrie ne peuvent plus cacher leurs soutiens aux « rebelles » ; un rapport de l’ONU démontre que l’état Hébreu soutien Al-Nosra dans le Golan, comme le montre la récente attaque mené par Tsahal contre des positions en territoire syrien. Les combats autour de Ain-el-Arab (Kobané) a mis à jour la duplicité de la Turquie, membre de l’OTAN, qui affiche au grand jour, son soutien et son commerce avec l’EIL. Le liban devient de plus en plus une zone de replis et une base arrière de Al-Nosra et de l’EIL chassés de Syrie. La mort, suite à une tentative de prise de contrôle de territoire libanais, de 8 soldats libanais le week-end dernier nous démontre encore le caractère universel de cette guerre.

Alors oui et plus que jamais, une solution politique doit être trouvée entre syriens pour mettre à bat les politiques qui ne visent pas la destruction du « régime syrien » comme ils disent, mais la destruction totale de la Syrie.

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